L’intelligence artificielle ne se résume plus forcément à ouvrir un chatbot et à recommencer chaque conversation depuis zéro. Avec Gemini, Google propose notamment les Gems, des versions personnalisées de son assistant auxquelles on peut attribuer un rôle, des instructions et un contexte particuliers.
C’est une fonction que j’utilise à ma manière. Et comme j’aime aussi donner une dimension visuelle à mes projets, je me suis amusé à transformer certains de mes Gems en petits personnages illustrés, chacun représentant sa fonction.
Mais avant de présenter cette petite équipe, revenons rapidement sur le principe.

Gemini, l’IA de Google
Gemini est l’assistant d’intelligence artificielle de Google. On peut l’utiliser pour discuter avec une IA, rechercher et organiser des informations, travailler sur du texte, réfléchir à des idées ou encore analyser différents contenus.
Comme avec beaucoup d’assistants IA, la manière de formuler une demande et le contexte fourni ont une influence importante sur le résultat.
C’est justement là que les Gems personnalisés deviennent intéressants.
Un Gem personnalisé, c’est quoi ?
Un Gem est une version personnalisée de Gemini.
Plutôt que de réexpliquer les mêmes consignes à chaque nouvelle utilisation, on peut préparer à l’avance un ensemble d’instructions que Gemini devra suivre. Google présente notamment quatre éléments pouvant servir à construire ces instructions : le rôle, la tâche, le contexte et le format attendu.
Tu es spécialisé dans la veille technologique. Recherche l’essentiel, élimine le bruit, organise les informations par thèmes et présente-moi un résumé clair.
Le Gem conserve cette fonction comme base de travail. On retrouve alors un assistant spécialisé que l’on peut réutiliser sans repartir systématiquement d’une page blanche.
Il est également possible de lui fournir des fichiers comme connaissances afin de lui apporter davantage de contexte ou des documents de référence.
Plusieurs Gems pour plusieurs usages
C’est là que le principe devient intéressant : il n’est pas nécessaire de tout demander au même assistant personnalisé.
On peut imaginer un Gem consacré à l’écriture, un autre à l’apprentissage, un autre à l’organisation d’un projet ou à la recherche d’idées. Google propose d’ailleurs ses propres Gems prédéfinis pour certains usages, tout en permettant de créer les siens.

L’intérêt n’est donc pas forcément de créer un assistant extrêmement complexe.
Il peut simplement s’agir de préparer un outil adapté à une tâche que l’on effectue régulièrement.
Mes Gems, à ma façon
De mon côté, j’ai commencé à créer plusieurs Gems correspondant à mes propres usages.
Et puisque j’aime mélanger IA, création graphique et culture visuelle, je ne voulais pas qu’ils restent simplement une liste de noms dans une interface.
Je me suis donc amusé à leur donner une petite personnalité visuelle.
Pas question de prétendre qu’ils deviennent pour autant des personnages autonomes ou qu’ils possèdent une personnalité réelle : c’est simplement ma manière de les illustrer, de les différencier et de rendre l’ensemble un peu plus vivant.
GUS — Assistant de vie
GUS est pensé autour de l’organisation et des informations du quotidien.
Son univers visuel reprend donc celui d’un petit assistant personnel : casquette, sac, café… et son pouvoir spécial, le Morning Brief.
L’idée est simple : rassembler, trier et préparer les informations essentielles plutôt que de commencer la journée avec des éléments dispersés partout.

SCOOP — Le rapporteur
SCOOP, lui, est tourné vers la veille et l’information.
Son rôle est de surveiller des sujets qui m’intéressent et d’en faire ressortir l’essentiel. Je l’ai donc naturellement transformé en petit reporter : carnet, casque, sac de presse et News Watch comme pouvoir spécial.

KAPUT — Le procrastinateur
Et puis il y a KAPUT.
Celui-ci est beaucoup moins indispensable à la productivité. 😄
KAPUT repousse, esquive, remet à plus tard et finit éventuellement par revenir sur ce qu’on lui demande… un jour.
Son pouvoir spécial ?
Disponible… très peu.
C’est évidemment une caricature. Mais c’était aussi l’occasion de m’amuser avec le principe et de montrer qu’un outil personnalisé n’est pas obligé d’être présenté comme quelque chose de froid ou de strictement professionnel.

Personnaliser l’outil, mais aussi son usage
Ce que j’aime finalement dans le principe des Gems, ce n’est pas uniquement la possibilité de gagner quelques prompts.
C’est surtout la possibilité de façonner plusieurs outils autour de ses propres usages, plutôt que d’essayer de faire entrer toutes ses demandes dans le même cadre.
Mes illustrations n’ajoutent évidemment aucune capacité technique aux Gems. Elles représentent simplement la façon dont je me suis approprié la fonction.
Et c’est peut-être ce que je trouve le plus intéressant avec ces outils d’intelligence artificielle : au-delà de la technologie elle-même, chacun peut progressivement inventer sa propre manière de les utiliser.